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| N° 29. EDITION MAI - JUILLET 2004 : | ||||||
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* Gay, marions les ! (sur l’air d’un vieux refrain traditionnel). Le mariage n’est en aucune manière une affaire privée. Il est au contraire l’occasion d’une publicité sans égal dans la vie de la plupart des gens. Le maire et le pasteur sont sollicités dans leurs responsabilités sociales et ecclésiales. On annonce l’événement dans la presse. Les amis sont généreusement invités. Devant les témoins et l’assemblée, les fiancés échangent à haute voix, leur consentement tandis que photos et discours immortalisent la solennité et que l’officier la consigne sur les registres légaux. Puis commencent les réjouissances qui embrasent la convivialité. Chacun offre au nouveau foyer de quoi se lancer dans la vie commune. Le mariage est le ferment de la vie sociale. Chaque noce est un resserrement des liens de famille, de travail et de voisinage, la récompense de l’effort des anciens et la promesse de jeunesse à venir.
Le défi des foyers, c’est de faire converger dans l’amour, des différences qui seraient incompatibles ailleurs : virilité et féminité, âge adulte et enfance, mais aussi argent et gratuité, liberté et croissance, autorité et tendresse... tant de raisons d’exploser lorsque les liens du sang se relâchent ! La famille est le creuset de l’éducation à cette vie communautaire dans la complémentarité. On peut longuement ergoter sur le nombre et la hiérarchie des finalités du mariage, son ultime raison demeure la constitution d’une souveraine société domestique. Tout ou presque est offert à l’usage de tous, et chacun est comptable de l’ensemble à son niveau. Ici s’apprend la mise en commun dans la responsabilité. Le modèle familial est le seul communisme susceptible de triompher. C’est pourquoi il est le seul à éduquer à la vie adulte de citoyen. Tel est l’enjeu immense de la sexualité humaine : préparer au bonheur politique. Telle sexualité, telle Société ! Comment alors ne pas mettre la montée des « communautarismes » en parallèle avec la lente déliquescence de cette institution. Le besoin de communauté est si profond en l’homme que lorsque ses lieux naturels sont abolis, il n’a de cesse d’en recréer d’artificiels. Il est tout à fait étonnant d’observer comment les amours homosexuelles veulent reconstruire les différences naturelles. Le plus souvent, l’un(e) des deux tient lieu de l’homme et l’autre de la femme. Si leur union est célébrée, alors l’un(e) est vêtu(e) de blanc ?!? et l’autre de sombre. Confronté à l’intime stérilité de leur relation, le couple regarde vers l’adoption comme succédané de son impuissance. Cette volonté opiniâtre de reconstituer artificiellement les complémentarités naturelles est l’aveu de l’impasse radicale où conduit une sexualité détournée de sa véritable finalité. Une Société engagée dans cette voie prend aussi le chemin des prothèses servant à masquer sa stérilité sans remède. Chacun se retrouve finalement seul et vide, tant il est vrai que le fabriqué ne comble jamais la nature. Légaliser l’union homosexuelle, c’est pour une Société, reconnaître inconsciemment qu’elle se juge indigne de se perpétuer naturellement dans les générations futures. « La sexualité selon Jean Paul II » d’Yves Semen (Presses de la Renaissance, Paris, 2004, 240 pages) est certainement “le” livre de l’été à s’offrir pour renouveler son esprit et son regard sur ce sujet. Voici les propositions de ce mois : * Suite des cours au menu 10 "E_Studium" :
* Traductions au menu 4 "Autres traductions" :
* Chroniques au menu 8 "Actualité de Thomas d'Aquin" :
* Forum au menu 5 "Questions Disputées" :
*Nouveaux Liens au menu 6 "Liens et Ressources",
* D'autres nouveautés - A découvrir par vous-même. * Et toujours, au menu 8 "Actualité de Thomas d'Aquin" :
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Lettre diffusée à
exemplaires |
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