Question 14
Objections : 1. Il semble que non. Il est dit en effet dans L'Ecclésiaste: "Identique est la mort de l'homme et des bêtes, égale leur condition". Mais lorsque les bêtes meurent, leur âme meurt aussi. Donc lorsque l'homme meurt, son âme est corrompue.
2. Corruptible et incorruptible diffèrent selon le genre, comme il est dit dans la Métaphysique[1]. Or l'âme humaine et l'âme des bêtes ne diffèrent pas selon le genre, car l'homme ne diffère pas des bêtes selon le genre. Donc l'âme de l'homme et celle des bêtes ne diffèrent pas selon le corruptible et l'incorruptible. Or l'âme des bêtes est corruptible. Donc l'âme humaine l'est aussi.
3. Damascène dit que l'ange reçoit l'immortalité par grâce et non par nature[2]. Mais l'ange n'est pas inférieur à l'âme. Donc l'âme n'est pas naturellement immortelle.
4. Le Philosophe prouve dans les Physiques[3] que le premier moteur est d'une efficience infinie car il meut durant un temps infini. Si donc l'âme a la capacité de durer un temps infini, il s'ensuit que son efficience est infinie. Mais une efficience infinie n'existe pas dans une essence finie. Par conséquent l'essence de l'âme serait infinie si elle était incorruptible. Donc l'âme humaine n'est pas incorruptible.
5. On disait que l'âme humaine est incorruptible non par son essence propre, mais par l'efficience divine. En sens contraire: ce qui n'appartient pas à un sujet quelconque en vertu de son essence propre, ne lui est pas essentiel. Mais corruptible et incorruptible sont attribués par essence à tout sujet porteur de ces prédicats, comme dit le Philosophe dans la Métaphysique[4]. Donc si l'âme est incorruptible, il faut qu'elle le soit par son essence.
6. Tout ce qui est, est ou bien corruptible, ou bien incorruptible. Si donc l'âme humaine n'est pas incorruptible selon sa nature, il s'ensuit qu'elle est corruptible selon sa nature.
7. Tout incorruptible a capacité d'être toujours. Si donc l'âme humaine est incorruptible, il s'ensuit qu'elle a la capacité d'être toujours. Donc l'âme n'a pas l'être après le non-être; ce qui est contre la foi.
8. Au dire de S. Augustin[5], de même que Dieu est la vie de l'âme, de même l'âme est la vie du corps. Mais la mort est la privation de la vie. Donc par la mort l'âme est privée de la vie et disparaît.
9. La forme n'a pas l'être en dehors de ce en quoi elle est. Or l'âme est la forme du corps. Donc elle ne peut être que dans le corps; donc elle périt à la destruction du corps.
10. On disait: ce qui est vrai de l'âme du point de vue de la forme, ne l'est pas du point de vue de son essence. En sens contraire: l'âme n'est pas forme du corps par accident; autrement, puisque l'âme est constitutive de l'homme pour autant qu'elle est forme du corps, il s'ensuivrait que l'homme serait un étant par accident. Or tout ce qui appartient à quelque [sujet] non par accident, lui convient selon son essence. Donc [l'âme] est forme de par son essence. Si donc elle est corruptible du fait qu'elle est forme, elle l'est aussi selon son essence.
11. Quand [deux parties] se rejoignent en un unique être, la corruption de l'un entraîne celle de l'autre. Or l'âme et le corps se rejoignent en un être unique, à savoir l'être de l'homme. Donc à la corruption du corps, l'âme est corrompue.
12. L'âme sensible et l'âme rationnelle sont un en l'homme selon la substance. Mais l'âme sensible est corruptible. Donc aussi l'âme rationnelle.
13. La forme doit être proportionnée à la matière. Or l'âme humaine est dans le corps comme la forme dans la matière. Puisque donc le corps est corruptible, l'âme le sera aussi.
14. Si l'âme peut être séparée du corps, il faut que l'une de ses opérations s'exerce sans le corps, car aucune substance n'est inactive. Mais aucune opération ne peut venir de l'âme sans le corps, y compris l'intellection car, à l'évidence, il n'y a pas d'intellection sans image, comme dit le Philosophe[6], et pas d'image sans le corps. Donc l'âme ne peut être séparée du corps, mais elle se corrompt à la corruption du corps.
15. Si l'âme est incorruptible, ce ne sera qu'en vertu de son intelligence. Mais il semble que l'acte d'intellection ne lui convient pas, car ce qu'il y a de plus élevé dans la nature inférieure imite en quelque façon l'action de la nature supérieure, mais sans y parvenir: c'est ainsi que les singes imitent l'opération de l'homme sans pourtant y parvenir. Et pareillement, il semble que l'homme, puisqu'il est le plus élevé dans l'ordre des choses matérielles, imite en quelque façon l'action des substances intellectuelles séparées, à savoir l'acte d'intellection, mais sans y parvenir. Donc aucune nécessité, semble-t-il, à soutenir l'immortalité de l'âme.
16. S'agissant de l'opération propre à l'espèce, tous ou le plus grand nombre de ceux qui sont dans l'espèce y parviennent. Mais très peu d'hommes parviennent à être intelligents en acte. Donc l'acte d'intellection n'est pas l'opération propre de l'âme humaine; et ainsi il ne faut pas que l'âme humaine soit incorruptible du fait qu'elle est intellectuelle.
17. Le Philosophe dit dans les Physiques[7] que tout [sujet] fini périt chaque fois qu'il lui manque quelque chose. Or le bien de nature de l'âme est un bien fini. Comme ce bien de nature se trouve diminué par n'importe lequel des péchés, il semble en fin de compte qu'il soit totalement supprimé; et ainsi il arrivera à l'âme humaine d'être corrompue.
18. A corps débile, âme débile, comme le montre ses opérations. Donc à la corruption du corps l'âme est corrompue.
19. Tout ce qui vient du néant retournera au néant. Or l'âme est créée de rien. Donc elle retournera au néant. Par conséquent, elle est corruptible.
20. Tant que demeure la cause, demeure l'effet. Mais l'âme est cause de la vie du corps. Si donc l'âme demeure toujours, il semble que le corps vive toujours, ce qui est manifestement faux.
21. Tout ce qui subsiste par soi, est "ce quelque chose" qui se range dans un genre ou une espèce. Mais l'âme humaine, semble-t-il, n'est pas un "ce quelque chose" ni ne se range dans une espèce ou un genre en tant qu'individu ou espèce, puisqu'elle est forme: en effet être dans un genre ou une espèce convient au composé, non à la matière ni à la forme, sauf par simplification. Donc l'âme humaine ne subsiste pas par soi; et ainsi à la corruption du corps elle ne peut demeurer.
En sens contraire : 1. Il est
dit au livre de la Sagesse: "Dieu a fait l'homme impérissable, il l'a fait
à l'image de sa ressemblance"[8].
D'où l'on peut déduire que l'homme est impérissable, c'est-à-dire
incorruptible, pour la raison qu'il est à l'image de Dieu. Or il est à l'image
de Dieu par son âme, comme Augustin le dit au livre du De Trinitate[9]. Donc l'âme est incorruptible.
2. Tout ce qui se corrompt comporte des contraires ou est composé de contraires. Mais l'âme humaine est sans aucune contrariété, car les choses qui sont contraires en soi, ne sont pas contraires dans l'âme: en effet les idées de contraires dans l'âme ne sont pas des contraires. Donc l'âme humaine est incorruptible.
3. Les corps célestes sont incorruptibles parce qu'ils ne comportent pas de matière semblable à celle des corps susceptibles de génération et de corruption. Mais l'âme humaine est totalement immatérielle: ce que montre le fait qu'elle reçoit les espèces des choses immatériellement. Donc l'âme humaine est incorruptible.
4. Le Philosophe dit que l'intellect est séparé comme l'est le perpétuel du corruptible[10]. Or l'intellect est partie de l'âme, comme lui-même le dit[11]. Donc l'âme humaine est incorruptible.
Réponse : Il est nécessaire que l'âme humaine soit totalement incorruptible. Pour en avoir l'évidence, il faut considérer que ce qui est par soi consécutif à quelque chose ne peut en être écarté: par exemple, on ne peut écarter de l'homme le fait d'être animal, ni du nombre d'être pair ou impair. Or il est manifeste que l'être est par soi consécutif à la forme; chacun possède l'être selon sa propre forme. Par suite, l'être ne peut d'aucune façon être séparé de la forme. Sont donc corrompus les composés de matière et de forme par cela qu'ils perdent la forme à laquelle l'être est consécutif; mais la forme elle-même ne peut être corrompue par soi; elle l'est par accident, à la corruption du composé, en tant que fait défaut l'être du composé qui passe par la forme, quand la forme est telle qu'elle n'est pas "ce qui a l'être" mais qu'elle est seulement "ce par quoi est" le composé. Si donc il y a quelque forme qui soit "ce qui a l'être", il est nécessaire que cette forme soit incorruptible: en effet, l'être n'est pas séparé de "ce qui a l'être" sinon par le fait que la forme est séparée de lui. C'est pourquoi si "ce qui a l'être" est la forme même, il est impossible que l'être soit séparé de lui.
Or il est manifeste que le principe selon quoi l'homme fait acte d'intellection est la "forme ayant l'être", et non seulement comme l'étant selon quoi quelque chose est. L'intellection en effet, comme le Philosophe le prouve dans le De anima[12], n'est pas un acte accompli par un organe corporel. Car on ne pourrait trouver un organe corporel capable de recevoir toutes les natures sensibles. Notamment parce que le recevant doit être dépouillé de la nature du reçu, à l'exemple de la pupille qui est dépourvue de couleur. Or tout organe corporel possède une nature sensible. Mais l'intellect, par quoi nous faisons acte d'intellection, est capable de connaître toutes les natures sensibles. C'est pourquoi il est impossible que son opération - l'intellection - s'exerce par quelque organe corporel. D'où il apparaît que l'intellect dispose d'une opération par soi où ne communique pas le corps. Maintenant chacun opère dans la mesure où il est. Qui a l'être par soi, opère par soi; en revanche, qui n'a pas l'être par soi, n'opère point par soi: en effet la chaleur ne chauffe pas, mais le chaud. Ainsi donc, il est évident que le principe intellectuel par lequel l'homme fait acte d'intellection, possède un être élevé au-dessus du corps - non dépendant du corps.
De plus, il est manifeste qu'un tel principe intellectif n'est pas un composé de matière et de forme, car les espèces sont reçues en lui-même de façon totalement immatérielle. Ce qu'atteste le fait que l'intellect porte sur les universels, qui sont considérés abstraction faite de la matière et des conditions matérielles. Reste donc que le principe intellectuel par quoi l'homme fait acte d'intellection est la forme qui a l'être. C'est pourquoi il est nécessaire qu'elle soit incorruptible. C'est justement ce que dit le Philosophe[13]: l'intellect est quelque chose de divin et de perpétuel. On a montré d'autre part dans les questions précédentes que le principe intellectuel de l'intellection n'est pas une substance séparée, mais quelque chose de formellement inhérent à l'homme, c'est-à-dire l'âme ou partie de l'âme. Reste, suite aux propositions susdites, que l'âme est incorruptible.
Tous ceux en effet qui ont soutenu que l'âme humaine est corruptible, ont supprimé quelque chose des prémisses. Les uns, faisant de l'âme un corps, ont soutenu qu'elle n'était pas une forme [substantielle], mais un composé de matière et de forme. Mais d'autres, supposant que l'intellect n'est pas différent du sens, ont soutenu en conséquence qu'il n'a pas d'opération sans user d'un organe corporel, et ainsi ne possède pas un être élevé au-dessus du corps, et donc n'est pas une forme disposant de l'être. En revanche, d'autres ont soutenu que l'intellect, principe d'intellection, était chez l'homme une substance séparée. Toutes choses qui s'avèrent être fausses par ce qu'on a montré plus haut. D'où il reste que l'âme humaine est incorruptible.
Une double constatation peut faire signe en ce sens. Du côté de l'intellect d'abord, car les choses qui sont en soi corruptibles, sont incorruptibles dans la pensée qu'en prend l'intellect. Celui-ci en effet appréhende les choses dans l'universel, mode sous lequel la corruption ne les touche pas. Secondement du côté du désir naturel, lequel ne peut être frustré en rien. Or nous voyons qu'il y a chez les hommes un désir de perpétuité. Et c'est raisonnable car, puisque l'être même est en soi désirable, il faut que l'intellect, qui appréhende l'être absolument, et non pas ici et maintenant, désire être absolument et selon la totalité du temps. C'est pourquoi il semble que ce désir n'est pas vain et que l'homme, selon l'âme intellectuelle, est incorruptible.
Solutions : 1. Salomon, dans le livre de l'Ecclesiaste, parle comme interprète, tantôt en représentant des sages, tantôt en représentant des insensés. Les paroles citées le sont d'un représentant des insensés. Ou bien on peut dire qu'il est question d'une unique destruction de l'homme et des bêtes quant à la destruction du composé, qui pour l'un comme pour les autres se fait par la séparation de l'âme et du corps, bien qu'après la séparation l'âme humaine demeure, mais non l'âme des bêtes.
2. Si l'âme humaine et l'âme des bêtes se rangeaient dans le genre, il s'ensuivrait que divers genres tomberaient sous la considération d'un genre relatif à leur nature. C'est ainsi que le corruptible et l'incorruptible diffèrent par le genre, encore qu'ils puissent se rejoindre sous une raison commune, et de là peuvent être dans un unique genre pour une considération logique. Maintenant l'âme n'est pas dans un genre au titre de l'espèce, mais au titre de partie de l'espèce. Or l'un et l'autre composé est corruptible: tant celui dont la partie est l'âme humaine, que celui dont la partie est l'âme des bêtes. C'est pourquoi rien ne les empêche d'être d'un unique genre.
3. Comme le dit Augustin[14], la vraie immortalité, c'est la vraie immutabilité. Or l'immutabilité qui résulte de l'élection, à savoir de ne pouvoir être changé de bien en mal, l'ange autant que l'âme l'ont par grâce.
4. L'être se compare à la forme comme lui étant consécutif par soi, mais non comme un effet par rapport à l'efficience de l'agent, tel un mouvement par rapport à l'efficience du moteur. Aussi, bien que la capacité de mouvoir en un temps infini démontre l'infinité de l'efficience du moteur, cependant le fait de pouvoir être un temps infini ne démontre pas l'infinité de la forme (par quoi quelque chose est), pas plus que le fait que la dualité soit toujours paire, ne montre son infinité. En revanche, le fait que quelque chose existe un temps infini démontre plutôt l'efficience infinie de Celui qui est cause de l'acte d'être.
5. Le corruptible et l'incorruptible sont des prédicats essentiels qui suivent l'essence comme principe formel ou matériel, mais non comme principe actif. Le principe actif de la perpétuité des choses est extrinsèque.
6. Même solution pour la sixième objection.
7. L'âme a le pouvoir d'être toujours, mais ce pouvoir elle ne l'a pas toujours eu. Et ainsi il ne faut pas qu'elle ait toujours été, mais qu'elle ne cessera jamais dans le futur.
8. L'âme est forme du corps en tant que cause de la vie, comme la forme est principe d'être. En effet, vivre pour les vivants, c'est être, comme dit le Philosophe au De anima[15].
9. L'âme est une forme telle qu'elle possède l'acte d'être indépendamment de ce dont elle est la forme; ce que montre son opération, comme on l'a dit.
10. Bien que l'âme soit forme du corps par son essence, toutefois telle propriété peut lui appartenir en tant qu'elle est telle forme, à savoir une forme subsistante, propriété qui ne lui appartient pas en tant que [simplement] forme: c'est ainsi que l'intellection ne convient pas à l'homme en tant qu'animal, bien que l'homme soit animal de par son essence.
11. Bien que l'âme et le corps se rejoignent sur l'unique être de l'homme, cependant cet être revient au corps par l'âme; de telle sorte que l'âme communique au corps l'être dans lequel elle subsiste, comme on l'a montré dans les questions précédentes. Et ainsi, lors de la disparition du corps, l'âme demeure encore.
12. L'âme sensible est corruptible chez les bêtes; mais chez l'homme, comme elle est en substance la même que l'âme rationnelle, elle est incorruptible.
13. Le corps humain est une matière proportionnée à l'âme humaine quant à ses opérations; mais la corruption et les autres défauts surviennent, par voie de conséquence, de la matière, comme on l'a montré plus haut. On peut dire aussi bien que la corruption advient au corps en conséquence du péché, mais non pas de la première institution de la nature.
14. Que le Philosophe dise qu'il n'y a pas d'intellection sans image[16] est à comprendre en référence à l'état présent de notre vie, où l'homme exerce l'intellection par son âme. Mais autre sera le mode d'intellection de l'âme elle-même une fois séparée.
15. Bien que l'âme humaine ne parvienne pas au mode d'intellection propre aux substances supérieures, elle parvient cependant à ce mode d'intellection qui suffit à prouver son incorruptibilité.
16. Bien que peu parviennent à un acte d'intellection parfait, cependant tous parviennent d'une certaine façon à l'acte d'intellection. Il est manifeste que les premiers principes du raisonnement sont des conceptions communes à tous, et sont perçus par l'intellect.
17. Le péché a totalement supprimé la grâce; mais il n'a rien ôté à l'essence de la réalité. Il a ôté cependant quelque chose de l'inclination ou de l'aptitude à la grâce; et pour autant qu'un péché, quel qu'il soit, introduit plus avant à une disposition contraire, on dit que tout péché retranche quelque chose au bien de la nature, à savoir l'aptitude à la grâce. Jamais cependant le bien de la nature n'est totalement supprimé, car toujours demeure la puissance sous les dispositions contraires, bien qu'elle soit de plus en plus éloignée de l'acte.
18. L'âme n'est pas débilitée par la débilité du corps, ni même l'âme sensitive, comme le montre le Philosophe dans le De anima[17]: qu'un vieillard reçoive l'œil d'un jeune, il verra tout à fait comme un jeune. D'où il est manifeste que la débilité de l'action ne vient pas de la débilité de l'âme, mais de celle de l'organe.
19. Ce qui vient du néant retournera au néant, à moins d'être conservé par la main de Celui qui nous gouverne. Mais on ne déduira pas de cette condition qu'une chose est corruptible; elle l'est d'avoir en soi un principe de corruption: en effet, corruptible et incorruptible sont des prédicats essentiels.
20. Bien que l'âme, cause de la vie, soit incorruptible, cependant le corps, qui reçoit la vie de l'âme, est sujet à transmutation; il s'écarte par là de la disposition qui le rend apte à recevoir la vie. Et c'est ainsi que survient la corruption de l'homme.
21. Bien que l'âme puisse être par soi, pourtant elle n'a pas l'espèce par soi, puisqu'elle est partie de l'espèce.
[1] Aristote, Métaphysique, 1058 b 26-29.
[2] J. Damascène, De fide orthodoxa II,
3.
[3] Aristote, Physiques VIII, 267 b 24-26.
[4] Aristote, Métaphysique X, 1058 b 26 - 1059 a 10.
[5] Augustin, De civitate Dei XIX, 26, PL 41, 656.
[6] Aristote, De anima III, 431 a 16-17.
[7] Id. Physiques I, 187 b 25-26.
[8] Sagesse 2, 23.
[9] Augustin, De Trinitate X, XII 19 PL 42 984.
[10] Aristote, De anima II, 413 b
26-27.
[11] Id. ibid. III, 429 a 10.
[12] Id. ibid. III, 429 b 5.
[13] Id. ibid. I, 408 b 29.
[14] Augustin, De immortalitate animae, 1-5, PL 32 1021-1024.
[15] Aristote, De anima II, 415 b
13.
[16] Id. ibid. III, 431 a 16-17.
[17] Id. ibid. I, 408 b 21-22.