Question 19

Les puissances sensitives subsistent-elles dans l'âme séparée?

 

Objections : 1. Il semble que oui, parce que les puissances de l'âme ou bien sont identiques à son essence, ou bien en sont les propriétés naturelles. Or ni les [déterminations] essen­tielles ne peuvent être séparées d'une chose (tant que la chose demeure), ni ses propriétés naturelles. Donc dans l'âme séparée demeurent les puissances sensibles.

2. Il a été dit qu'elles demeurent en elle à titre de racine. En sens contraire: être en un sujet à titre de racine, c'est être en lui à titre de principe: c'est-à-dire  être en lui virtuellement et non en acte. Or s'agissant des [déterminations] essentielles d'une chose et de ses propriétés naturelles, il faut qu'elles soient en elle en acte, et pas seulement virtuellement. Donc les puissances sensitives demeurent dans l'âme séparée.

3. Augustin dit au livre De l'esprit et de l'âme[1] que l'âme qui se retire du corps entraîne avec elle le sens et l'imagination, le concupiscible et l'irascible, qui sont dans la partie sen­sitive. Donc les puissances sensitives demeurent dans l'âme séparée.

4. Le tout à qui font défaut quelques unes de ses parties, n'est pas complet. Or les puissan­ces sensitives sont des parties de l'âme. Si donc elles n'étaient pas dans l'âme séparée, celle-ci ne serait pas complète.

5. De même que l'homme est homme par la raison et l'intellect, de même l'animal par la sensibilité: le rationnel est la différence constitutive de l'homme, et la sensibilité celle de l'animal. Si donc la sensibilité n'est pas la même, l'animal ne sera pas le même. Or si les puissances sen­sitives ne demeurent pas dans l'âme séparée, il n'y aura pas une même sensi­bilité dans l'homme ressuscité, qui est maintenant, parce que ce qui disparaît dans le néant ne peut resurgir en étant le même en nombre. Donc l'homme qui ressuscite ne sera pas le même animal, ni par conséquent le même homme, ce qui va contre ce qui est dit dans Job: "Celui que je verrai, c'est moi qui le verra", et cetera Job (19, 27). 

6. Augustin dit[2] des affections que les âmes souffrent en enfer, qu'elles sont presque sembla­bles aux visions des dormeurs, c'est-à-dire selon la similitude des réalités corpo­relles. Or des visions de ce type sont pour les dormeurs fonction de l'imagination, qui relève de la partie sensitive. Donc les puissances sensitives sont dans l'âme séparée.

7. Il est manifeste que la joie est dans le concupiscible et la colère dans l'irascible. Or dans les âmes séparées des bons existe la joie et dans celles des mauvais la douleur et la colère, chez ces dernières en effet "pleurs et grincements de dents" (Mt. 8,12). Donc puisque le concupiscible et l'irascible sont dans la partie sensitive, ainsi que le dit le Philosophe[3], il semble que les puissances sensitives soient dans l'âme séparée. 

8. Denys dit[4] que le mal des démons, c'est une fureur irrationnelle, une concupiscence démente, une imagination perverse. Or tout cela appartient aux puissances sensitives. Donc les puissances sensitives existent chez les démons, à plus forte raison dans les âmes sépa­rées.

9. Augustin dit[5] que l'âme sent certaines choses sans le corps, à savoir la joie et la tristesse. Or ce qui convient à l'âme sans le corps convient à l'âme séparée. Donc la sensibilité est dans l'âme séparée.

10. Il est dit dans le livre De causis[6] qu'en toute âme sont les choses sensibles. Or celles-ci sont senties par le fait d'être dans l'âme. Donc l'âme séparée sent le choses sensibles; et ainsi la sensibilité existe en elle.

11. Grégoire dit[7] que le récit du Seigneur en Luc 16, 23 - 31, au sujet du riche et de Lazare, n'est pas une parabole mais une histoire vraie. Or il est dit que le riche placé en enfer, et sans nul doute en tant qu'âme séparée, vit et entendit Abraham lui parler. Donc son âme séparée a vu et entendu, et ainsi la sensibilité est en elle.

12. Concernant les choses qui sont identiques selon l'être et la substance, l'une ne peut être sans l'autre. Or l'âme sensible et la rationnelle sont identiques selon l'être et la substance. Il est donc impossible que la sensibilité ne demeure pas dans l'âme rationnelle.

13. Ce qui disparaît dans le néant ne peut resurgir identique en nombre. Or si les puissances sensitives ne demeurent pas dans l'âme séparée, il faut qu'elles disparaissent dans le néant. Elles ne seront donc pas à la résurrection les mêmes numériquement; et ainsi, puisque les puissances sensibles sont les actes des organes, les organes non plus ne seront pas les mêmes numériquement, ni l'homme tout entier ne sera le même numériquement - ce qui ne convient pas.

14. Récompense et peine correspondent au mérite et au démérite. Mais le mérite et le démérite de l'homme consiste dans la plupart des cas dans les actes des puissances sensiti­ves, soit que nous suivions les passions, soit que nous les refrénions. Donc la justice sem­ble exiger que les actes des puissances sensitives soient dans les âmes séparées qui sont récompensées ou punies.

15. La puissance n'est rien d'autre que le principe de l'action ou de la passion. Or l'âme est principe des opérations sensitives. Donc les puissances sensitives sont dans l'âme comme en leur sujet; et ainsi il est impossible qu'elles ne demeurent pas dans l'âme séparée, puis­que les accidents dépourvus de contrariété ne se corrompent pas par la corruption du sujet.

16. La mémoire est dans la partie sensitive selon le Philosophe[8]. Mais la mémoire est dans l'âme séparée; ce qui est évident par le fait qu'Abraham dit au riche banqueteur: "souviens-toi que tu as reçu les biens dans ta vie" (Luc 16, 25). Donc les puissances sensitives sont dans l'âme séparée.

17. Les vertus et les vices demeurent dans les âmes séparées. Mais certaines vertus et vices sont dans la partie sensitive. Le Philosophe dit en effet dans les Ethiques[9] que la tempé­rance et la force relèvent des parties irrationnelles. Donc les puissances sensitives demeu­rent dans l'âme séparée.

18. Des morts qu'on dit ressuscités, on lit dans plusieurs histoires des saints qu'ils racontent  avoir vu certaines visions imagées, par ex. des maisons, champs, fleurs et autres.  Donc les âmes séparées usent de l'imagination, qui est dans la partie sensitive.

19. Le sens aide la connaissance intellective, car à qui fait défaut un seul sens, fait défaut l'une des sciences. Mais la connaissance sera plus parfaite dans l'âme séparée que dans l'âme jointe au  corps. Donc les sens lui seront d'autant plus présents.

20. Le Philosophe dit dans le De anima[10] que si un vieillard reçoit l'œil d'un jeune homme, il verra absolument comme un jeune. De là il semble que la débilité des organes n'affecte pas les puissances sensitives. Donc à leur destruction ces dernières ne seront pas détruites; et ainsi il semble que les puissances sensitives demeurent dans l'âme séparée.

 

En sens contraire : 1. Le Philosophe dit dans le De anima[11] en parlant de l'intellect que lui seul est séparé du reste comme le perpétuel du corruptible. Donc les puissances sensitives ne demeurent pas dans l'âme séparée.

2. Le Philosophe dit dans le livre Des animaux[12] que les principes dont les opérations ne sont pas sans le corps, ne sont pas eux-mêmes pas sans le corps. Or les opérations des puis­sances sensitives ne sont pas sans le corps: elles s'exercent en effet par les organes corpo­rels. Donc les puissances sensitives ne sont pas sans le corps.

3. Damascène dit[13] qu'aucune chose n'est privée de son opération propre. Si donc les puissan­ces sensitives demeuraient dans l'âme séparée, elles auraient leurs opérations pro­pres, ce qui est impossible.

4. Vaine est la puissance qui n'est pas portée à l'acte. Mais rien n'est en vain dans les opé­rations de Dieu. Donc les puissances sensitives ne demeurent pas dans l'âme séparée, là où elles ne peuvent être portées à l'acte.

 

Réponse : Les puissances de l'âme ne sont pas identiques à son essence, ce sont des pro­priétés natu­relles qui en découlent, comme il ressort des questions précédentes. Or l'acci­dent est corrompu de deux façons. Premièrement par son contraire, ainsi le froid est-il corrompu par le chaud. Secondement par la corruption de son sujet: en effet aucun accident ne peut demeurer après la corruption de son sujet. Donc quels que soient les accidents ou formes n'ayant pas de contraire, ils ne sont détruits que par la destruction du sujet. Or il est mani­feste que rien n'est contraire aux puissances sensitives. Donc pour chercher à savoir si les puissances sensitives sont corrompues par la corruption du sujet ou demeurent dans l'âme séparée, il faut commencer la recherche en considérant quel est le sujet des puissan­ces sus­dites. Or il est manifeste que le sujet de la puissance doit être celui que l'on dit puis­sant en raison de la puissance, car tout accident dénomme son sujet. Or identique est ce qui a la capacité d'agir ou de pâtir et ce qui est agent ou patient. C'est pourquoi il faut que soit sujet de la puissance cela qui est sujet de l'action ou de la passion dont la puissance est principe. C'est ce que dit le Philosophe au livre Du sommeil et de la veille[14]: le sujet de la puissance est le sujet de l'action.

Concernant les opérations des sens, les opinions divergent. Platon soutient que l'âme sensi­tive aurait par soi une opération propre. Il soutient en effet que l'âme, y compris la sensi­tive, se meut soi-même et qu'elle ne meut pas le corps à moins de se mouvoir soi-même. Ainsi donc il y a dans le sentir une double opération: l'une par laquelle l'âme se meut soi-même, l'autre par laquelle elle meut le corps. C'est pourquoi les Platoniciens défi­nissent la sensation un mouvement de l'âme au moyen du corps. En raison de quoi certains adeptes de cette position distinguent un double type d'opérations de la partie sensitive: les unes inté­rieures par lesquelles l'âme sent en se mouvant elle-même; les autres extérieures, selon qu'elle meut le corps. Ils en concluent un double type de puissances sensitives: celles qui sont dans l'âme elle-même principes des actes intérieurs, et celles-là demeurent dans l'âme séparée avec leurs actes, une fois le corps détruit; celles en revanche qui sont princi­pes des actes extérieurs, qui sont à la fois dans l'âme et le corps, et qui périssent à la dispa­rition du corps.

Mais cette position ne peut tenir. Il est manifeste en effet que la façon d'opérer suit la façon d'être étant. Ainsi, ceux qui ont l'être par soi opèrent par soi, tels les individus substantiels. Mais les formes qui ne peuvent être par soi et sont appelées étants pour autant que par elles quelque chose est, n'ont pas leur opération par soi, mais on les dit opérer en tant que par elles les sujets agissent. C'est ainsi que la chaleur n'est pas le chaud, mais ce par quoi quel­que chose est chaud, de telle sorte qu'elle ne chauffe pas mais qu'elle est ce par quoi le chaud chauffe. Si donc l'âme sensitive opérait par soi, il s'ensuivrait qu'elle subsisterait par soi; et ainsi, elle ne serait pas corrompue avec la corruption du corps. Par conséquent même les âmes des bêtes seraient immortelles, ce qui est impossible. Et pourtant Platon, dit-on, l'aurait concédé.

Il est donc manifeste qu'aucune opération de la partie sensitive ne peut venir exclusi­vement de l'âme comme d'un sujet opérateur, mais l'opération vient du composé par l'âme, de même que l'action de chauffer vient du chaud par la chaleur. Donc le composé est celui qui voit, entend, et en général qui sent; et c'est pourquoi le composé est celui qui peut voir, entendre et sentir, mais par l'âme. Il est donc manifeste que les puissances de la partie sen­sitive sont dans le composé comme dans leur sujet, mais sont issues de l'âme comme de leur principe. Donc à la destruction du corps, les puissances sensitives sont détruites mais demeurent dans l'âme comme en leur principe. Et c'est ce que dit une autre opinion: les puissances sensitives demeurent dans l'âme séparée seulement comme en leur racine.

 

Solutions : 1. Les puissances sensitives ne sont pas de l'essence de l'âme, elles en sont les propriétés naturelles, à savoir du composé comme sujet, de l'âme comme principe.

2. Les puissances de ce genre sont dites demeurer dans l'âme séparée comme en leur racine, non qu'elles y soient en acte, mais parce que l'âme séparée garde un tel pouvoir, de telle sorte qu'elle pourrait, à condition d'être unie au corps, causer à nouveau ces puissances dans le corps, de même que la vie.

3. Nous n'avons pas à recevoir cette autorité, puisque ce livre contient dans son titre une erreur sur l'auteur: en effet il n'est pas d'Augustin mais de quelqu'un d'autre. Cette autorité pourrait cependant être exposée de la manière suivante: il serait dit que l'âme emporte avec elle les puissances de ce genre sous un mode, non pas actuel, mais virtuel.

4. Les puissances de l'âme ne sont pas des parties essentielles ou intégrales, mais poten­tielles, de telle sorte cependant que certaines d'entre elles sont de soi immanentes à l'âme, tandis que les autres sont dans le composé.

5. On parle de la sensibilité sous deux aspects. Premièrement, elle signifie l'âme sensitive elle-même qui est le principe des puissances de ce genre; et ainsi par la sensibilité l'animal est animal par sa forme propre: sous cet aspect, le "sensible" s'entend de la sensibilité pour autant qu'elle est la diffé­rence constitutive de l'animal. Secondement, la sensibilité signifie la puissance sensitive elle-même, laquelle étant une propriété naturelle, comme on l'a dit, n'est pas constitutive de l'espèce. Sous cet aspect, la sensibilité ne demeure pas dans l'âme séparée; mais sous le premier aspect, la sensibilité demeure, car dans l'homme identique est l'essence de l'âme sensible et de l'âme rationnelle. Aussi, rien n'empêche que l'homme soit en ressuscitant un animal identi­que par le nombre: en effet, pour que quelque chose soit identique par le nombre, il suffit que les principes essentiels soient identiques par le nom­bre; mais il n'est pas requis que les propriétés et les accidents soient identiques par le nom­bre.

6. Augustin s'est visiblement rétracté sur ce point. Il suppose dans le commentaire sur la Genèse[15] que les peines de l'enfer relèvent d'une vision imaginaire et que le lieu de l'enfer n'est pas corporel mais imaginaire. Il fut par suite contraint de rendre raison de [cette objection]: si l'enfer n'est pas un lieu corporel, pourquoi dit-on que les enfers sont sous la terre. Et lui-même se reprend en disant: "Des enfers il me semble avoir dû enseigner qu'ils sont sous les terres plutôt que de rendre raison, si ils ne sont pas ainsi, pourquoi ils sont crus ou dits sous les terres". Ayant rétracté ce qu'il avait dit du lieu de l'enfer, il semble l'avoir fait pour tout ce qui relève de cette question.

7. Dans l'âme séparée il n'y a ni joie ni colère en tant qu'elles sont des actes de l'irascible et du concupiscible, qui sont dans la partie sensitive; elles y sont en tant que par eux est dési­gné le mouvement de la volonté, qui est dans la partie intellective.

8. Le mal de l'homme est consécutif à ces trois choses: l'imagination débridée (d'où vient le principe d'errance), la concupiscence démente, la fureur irrationnelle, en fonction de quoi Denys a décrit le mal de démon par similitude avec le mal humain; non pour qu'il soit entendu qu'existe chez les démons l'imagination, ou le concupiscible, ou l'irascible, qui sont dans la partie sensitive, mais pour faire entendre, proportionné à tout cela, ce qui relève de la nature intellectuelle.

9. Par ces paroles d'Augustin, on n'entend pas qu'une âme sente certaines choses sans organe corporel, mais qu'elle sent sans les corps sensibles eux-mêmes, comme la crainte et la tristesse, et quelques autres en revanche à même les corps, par ex. le chaud et le froid. 

10. Tout ce qui est en quelque [sujet] est en lui selon le mode du recevant; par conséquent les choses sensibles sont dans l'âme séparée, non par mode sensible, mais par mode intelli­gible.

11. Rien n'empêche que dans la narration des faits historiques certaines données soient pré­sentées métaphoriquement. Donc, bien que ce qui est dit dans l'évangile au sujet de Lazare et du riche soit historique, cependant c'est métaphoriquement qu'il est dit que Lazare voit et entend, de même qu'il ait une langue.

12. La substance de l'âme sensible demeure en l'homme après la mort, mais non les puis­sances sensitives.

13. De même que le sens, pour autant qu'il désigne la puissance, n'est pas la forme de tout le corps (la forme c'est l'âme sensible, et la sensibilité une propriété du composé), de même la puissance visuelle n'est pas l'acte de l'œil, mais c'est l'âme selon qu'elle est principe d'une telle puissance; on dirait aussi bien que l'âme visuelle est l'acte de l'œil, comme l'âme sen­sitive est l'acte du corps (mais la puissance visuelle, elle, est une propriété dérivée). C'est pourquoi il ne faut pas que soit autre l'œil du ressuscité, bien que soit autre la puissance sensitive.

14. La récompense ne répond pas au mérite comme à ce qui doit être récompensé, mais comme à celui pour qui quelque chose est donné en récompense. Par suite il ne faut pas que tous les actes pour lesquels quelqu'un a mérité soient requis dans la récompense mais il suffit qu'ils soient dans le souvenir divin; autrement il faudrait que les saints soient à nou­veau occis, ce qui est absurde.

15. L'âme est le principe du sentir non comme sentant, mais comme ce par quoi le sentant sent. Par suite, les puissances sensitives ne sont pas dans l'âme comme dans leur sujet, mais elles sont par l'âme comme par leur principe.

16. L'âme se rappelle par la mémoire, non par celle de la partie sensitive, mais par celle de la partie intellective, dans la mesure où Augustin[16] l'affirme partie de l'imagination.

17. Les vertus et les vices qui appartiennent aux parties irrationnelles ne demeurent dans l'âme séparée que dans ses principes: en effet les semences de toutes les vertus sont dans la volonté et la raison.

18. D'après ce qu'on a dit, l'âme séparée du corps n'a pas le même mode de connaissance que lorsque elle est dans le corps. Parmi les choses que l'âme appréhende selon son mode propre, c'est-à-dire sans images, leur connaissance demeure en elle quand elle revient à la situation première, étant jointe à nouveau au corps, selon le mode qui lui convenait alors, à savoir avec conversion aux images. Et ainsi ce qu'ils verront intelligiblement, ils le raconte­ront imaginairement.

19. L'intellect a besoins de l'aide des sens selon le statut de la connaissance imparfaite, à savoir pour autant qu'elle tire partie des images, mais non selon le mode de connaissance plus parfait qui appartient à l'âme séparée: de même l'homme a besoin de lait dans l'en­fance, mais non dans la perfection de l'âge.

20. Les puissances sensitives ne se débilitent pas de soi, avec la débilité des organes, mais seulement par accident. Par suite, c'est par accident qu'elles sont corrompues, lors de la corruption des organes.



[1]  Ps - Augustin, De l'esprit et de l'âme, c. 25 (PL 40, 791).

[2]  Augustin, De gen. ad litteram XII, 32 (PL 34, 480)

[3]  Aristote, De anima III, 432 b 5-7.

[4]  Denys, Des noms divins IV, 23.

[5]  Cf. note 2.

[6]  Liber De causis, prop. 13, 26.

[7]  Grégoire, Exposition de l'évangile selon Luc VIII, 13.

[8]  Aristote, De mem. II, 450 a 14.

[9]  Id. Eth. Nic. III, 1117 b 23-24.

[10] Id., De anima I, 408 b 21-22.

[11] Id. ibid. II, 413 b 24 - 27.

[12] Id. De la génération des animaux II, 736 22-24.

[13] Jean Damascène, De fide orth. II, 23 [c. 37].

[14] Aristote, De somno et uigilia I, 454 a 8.

[15] Cf. note 2.

[16] Augustin, De Trinitate X, XI 18 (PL 42, 983).